Salut à tous !
Je voudrais vous faire part, de ce que j'ai ressenti pendant la période où j'ai cotoyé l'UNI.
L'UNI est un mouvement relativement lié à l'UMP, après l'avoir été au RPR de Jacques Chirac, l'UNI est généralement considérée comme la "déclinaison étudiante de l'UMP". Toutefois, elle s'affirme indépendante de l'appareil politique de ce parti.
J'ai été séduit par l'UNI, j'y ai adhéré. En effet leurs principes se veulent contre le communautarisme, contre tous blocages, pour les valeurs du mérite. Cependant j'ai découvert une face plus sombre assez rapidement. Ceci me trouble, j'y ai notamment relèvé certaines contradictions. La première réside déjà dans les conditions de mon admission : Attendre 3 mois avant de recevoir ma carte alors que je les avais sollicités à maintes reprises pour son obtention...
Autre exemple : Je les aide à coller des affiches et on me parle sans ménagement comme un simple domestique de circonstance. C'est loin d'être l'ambiance des jeunes populaires qui reste un espace où l'on est entendu et considéré comme un militant normal.
En deuxième lieu, forts de leurs "40 ans au service de la France" ... ils semblent imposer une manière de pensée, à notre sens étriquée, j'ai aussi constaté un manque de diversités dans les courants de la sensibilité gaulliste qui fonde les racines intellectuelles de notre parti. Les acteurs de ce mouvement reflètent mal le paysage de la diversité ethnique et sociale de notre pays, est-ce que l'alliance avec le MPF (Mouvement Pour la France, parti de Philipe de Villiers) et le front national (parti d'extrême droite) joue un rôle à cet égard ? Ils scandent sans cesse "La gauche otage de l'ultra gauche", mais ne sont ils pas aussi les otages d'une droite nationaliste, qui pour nous jeunes gaullistes, a peut-être à voir avec une conception non-patriotique et républicaine de notre pays. Doit-on rappeler des sombres pages de notre histoire au 20ième siècle pour illustrer notre propos ? Ils détestent l'ouverture avec une gauche modérée et social démocrate. Enfin, les discours que j'ai entendus de Jacques Rougeot (chef de l'UNI) semblent aller systématiquement vers la contestation sans proposer des solutions alternatives et positives pour trouver des solutions pratiques et fonctionnelles comme nous incite toujours à le faire Nicolas Sarkozy, Président de la République dans lequel nous puisons beaucoup d'énergie pour militer au service de notre pays. Ils semblent ne songer qu'à contester de manière obsessionnelle toute proposition de l'opposition alors qu'ils devraient être force de propositions originales même si on peut comprendre qu'ils aient une sensibilité particulière.
Petit rappel de certains faits, l'UNI a été par le passé accusée par certains d'avoir accueillie en son sein des militants d'extrême droite. À cet égard, des connexions locales entre des élus de l'UNI et des partis ou structures d'extrême droite ont pu parfois être relevées. Un exemple : A Brest, de 1991 à 1993, alliance avec la présidente de la section locale du Front national de la jeunesse et candidate du Front national pour les municipales de 1989 et les cantonales de mars 1992. Autre exemple à Nancy, le responsable local de l'UNI représentait le FN aux cantonales de mars 1992. La liste de ces exemples ne doit pas être exhaustive.
Essayons de conclure simplement, l'UNI est en beaucoup de points contradictoire avec ses principes, son passé à une part d'ombre quant à sa participation à des élections aux côtés du Front National et du MPF, enfin, mon expérience de militant dévoué s'est terminé en une véritable épreuve devant oeuvrer avec des personnes peu aimables. L'impression ressentie est qu'on est très loin de l'ambiance propre à un mouvement d'inspiration gaulliste : peu de pragmatisme et de patriotisme, beaucoup de sectarisme et de nationalisme. Compte tenu de cette impression de trouble, des idées qui me semblaient en contradiction avec mes idéaux, de jeune militant de l'UMP, au service de la République (c'est-à-dire au service de tous), j'ai préféré m'éloigner de cet organisation pour mieux m'épanouir au sein de mon mouvement dans un cadre et dans une ambiance qui me conviennent. J'espère que ces propos que j'ai voulus avant tout francs ne choquent la sensibilité de personne. Je suis ouvert à toute discussion pour en parler en détail et je remercie par avance tous les militants de l'UMP qui voudront bien s'intéresser à la problématique que j'ai soulevée.
Très sincèrement votre bien dévoué, Jérôme Carpentier, Adhérant de l'Union pour un Mouvement Populaire.