Hommage à Bronislaw Geremek, l'anti communiste, défenseur des libertés engagé pour l'Europe

Hommage à Bronislaw Geremek, l'anti communiste, défenseur des libertés engagé pour l'Europe
C'est avec une très grande tristesse qu'on d'apprend le décès accidentel de Bronislaw GEREMEK qui fut au sein de Solidarnosc un des principaux acteurs de la libération de son pays du joug communiste et, par la suite, un grand promoteur de l'Union Européenne.

Historien de formation, ancien conseiller de Lech Walesa et l'ancien ministre des Affaires étrangères était extraordinairement brillant et, en même temps, très simple. Capable d'écouter avec chaleur et patience n'importe qui lui parler de ce qu'il connaissait mieux que personne. Et tellement compétent qu'il rendait accessibles à tous les méandres les plus complexes de l'histoire et de la politique.

Enfant de l'Europe, intellectuel engagé qui aimait la France où il avait enseigné, Bronislaw GEREMEK avait pris une part active dans l'entrée de son pays dans l'Union Européenne tout comme il avait été un acteur inlassable de la rédaction de la constitution pour l'Europe.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avait eu l'honneur de le recevoir le 30 janvier dernier dans le cadre de la convention sur l'Europe. A cette occasion il avait à nouveau brillé par la profondeur de ses convictions et la force de son engagement.

Son décès est une grande perte pour la Pologne, pour l'Union Européenne mais également pour tous les défenseurs des libertés pour lesquels il restera à la fois une référence et un modèle.
# Posté le mardi 15 juillet 2008 07:16

« L'Europe a le devoir d'agir, et d'agir tout de suite »

« L’Europe a le devoir d’agir, et d’agir tout de suite »
Nicolas Sarkozy s'est exprimé devant le Parlement européen le 10 juillet à Strasbourg, pour la première fois depuis que la France a pris la présidence de l'Union. L'occasion pour lui de détailler les priorités établies pour les six mois à venir et d'aborder les sujets d'actualité qui impliquent l'Europe.

« Comment sortir l'Europe de la crise où elle se trouve ? Comment éviter l'immobilisme ? Comment surmonter nos désaccords au service d'un même idéal européen ? », autant de problématiques auxquelles Nicolas Sarkozy a souhaité répondre « librement », au cours d'un discours très attendu devant les élus européens.

Pour une Europe protectrice : les priorités de la présidence française de l'Union

Si l'Europe est en train de sortir de l'impasse institutionnelle, elle ne doit pas pour autant tomber dans l'immobilisme. C'est ce à quoi la présidence française de l'Union va s'employer durant les 6 mois à venir, au travers de projets concrets qui vont permettre de réelles avancées sur les sujets qui concernent la protection des citoyens européens.

- le paquet énergie-climat : Nicolas Sarkozy a appelé à la mobilisation de l'ensemble des parlementaires européens pour « obtenir dans les 6 mois que le paquet énergie-climat soit adopté ; c'est une priorité, elle n'est ni de gauche, ni de droite, c'est simplement celle du bon sens ». L'objectif d'un consensus européen autour de ce projet de lutte contre le changement climatique est de « montrer l'exemple » lors de la conférence de 2009 qui doit organiser l'après-Kyoto, pour ensuite « imposer aux Chinois, aux Indiens, aux pays émergents et aux américains de faire les efforts que nous aurons fait d'abord ».

- le pacte européen pour l'immigration : les accords de Schengen ont permis la libre-circulation des hommes sur le territoire des pays-membres, dont 24 Etats européens sur 27. Dans ce cadre, il est nécessaire d'organiser une politique d'immigration commune, qui protège les frontières de l'Union européenne avec d'autant plus de détermination que les frontières à l'intérieur de l'UE ont,elles, été abolies. C'est là toute l'ambition du pacte européen pour l'immigration, que Nicolas Sarkozy a qualifié de « document essentiel pour la présidence française ».

- la politique européenne de sécurité autonome : pour être une puissance politique d'envergure, l'Europe doit se doter d'une défense commune à la hauteur de ses ambitions. Pour cela, elle doit se donner « les moyens militaires et humains pour faire respecter les décisions que nous aurions prises ensemble », a déclaré le Chef de l'Etat, et s'imposer comme un allié indépendant mais indispensable de l'OTAN.

- la politique agricole commune : Nicolas Sarkozy s'est prononcé contre tout accord qui demanderait à l'Union européenne de diminuer sa production agricole, alors même que « jamais le monde n'a eu autant besoin de denrées alimentaires ». Par ailleurs, les prix des produits agricoles ayant atteint des sommets, la présidence française de l'Union s'engagera dans une discussion des prix et des subventions, pour aider les producteurs et les consommateurs européens.
# Posté le dimanche 13 juillet 2008 13:09

Union pour la Méditerranée : le début d'une belle et grande aventure politique

Union pour la Méditerranée : le début d'une belle et grande aventure politique
Il y a seulement un an que Nicolas Sarkozy a lancé l'idée de l'Union pour la Méditerranée et, déjà, ce grand projet prend corps.

Il est le symbole de la nouvelle diplomatie voulue par le Président de la République :
- une diplomatie inventive. Appliquer les leçons de la construction européenne au bassin méditerranéen, pour y créer une zone de prospérité et résorber les tensions, était un pari audacieux : la présence côte à côte de dirigeants arabes et du chef de l'Etat d'Israël est bel et bien une première réussite.

- une diplomatie généreuse. L'Union pour la Méditerranée offre un cadre institutionnel efficace à ce dialogue équitable entre le Nord et le Sud dont le Chef de l'Etat a fait l'une des priorités de sa politique étrangère.

- une diplomatie persévérante. Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de convaincre l'ensemble des partenaires de ce projet, qui recueille aujourd'hui les suffrages de toutes les bonnes volontés.

Nous espérons que ce sommet sera bientôt à la Méditerranée ce que la signature du traité instaurant la CECA fut jadis à l'Europe : le début d'une belle et grande aventure politique.

L'Europe : Un programme large et ambitieux :
Le Président de la République a évoqué les « autres sujets qui devraient être mis à l'agenda de la présidence française de l'Union européenne », d'ordre plus global.

Il souhaite ainsi que la présidence française organise une rencontre de tous les spécialistes européens de la maladie d'Alzheimer, « pour qu'ensemble les chercheurs additionnent leurs compétences et ensemble trouvent une solution ».

Rappelant que « l'exception culturelle européenne » doit être préservée, le Chef de l'Etat a estimé que « la question de la fiscalité sur la vidéo et sur le disque doit être posée » durant la présidence française.

Nicolas Sarkozy a également défendu l'idée d'un débat sur la politique de la Banque Centrale Européenne, et plus précisément sur les taux d'intérêt. « On ne met pas en cause l'indépendance de la BCE en s'interrogeant sur le fait de savoir s'il est raisonnable qu'on porte les taux d'intérêts à 4,25% alors que les Américains ont des taux d'intérêt à 2% » a-t-il expliqué.

Enfin, concernant sa présence aux Jeux Olympiques de Pékin, le président de la République s'est engagé devant les eurodéputés à ne pas céder aux pressions de la Chine pour qu'il ne rencontre pas le dalaï-lama. « Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous » a-t-il affirmé, tout en assurant qu'il entendait aller parler des droits de l'Homme et les défendre ».

C'est donc un programme ambitieux qui attend la présidence française de l'Union européenne, dans un contexte chargé en défis économiques, politiques et humains. Un parcours que le président du Conseil européen sait « difficile », mais qu'il compte mener à bien, avec le soutien du Parlement européen. « J'espère que dans six mois, chacun pourra dire que l'Europe a progressé grâce à votre participation » a conclu Nicolas Sarkozy.
# Posté le dimanche 13 juillet 2008 12:56
Modifié le dimanche 13 juillet 2008 13:15

Conseil National de l'UMP / Faisons bouger l'Europe, faisons bouger la France ! (4/4)

Conseil National de l'UMP / Faisons bouger l'Europe, faisons bouger la France ! (4/4)
"J'ai voulu assumer cet engagement européen de la France en mettant le drapeau européen sous l'Arc de Triomphe, aux côtés du drapeau français, parce que, sans la France, il n'y aurait pas l'Europe et, sans l'Europe, la France serait moins puissante. Je le dirai quelles que soient les contingences du débat politique français et européen aujourd'hui.

C'est la vérité, la France a besoin de l'Europe et l'Europe a beaucoup apporté à notre pays. Imaginons un peu ce qu'il serait advenue de la France et de son débat politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des dirigeants socialistes au gouvernement de la France. Heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout de leur idéologie et de leur logique. C'est aussi cela l'Europe.

L'Europe a réussi la paix et c'est l'une des raisons pour laquelle je suis tout à fait engagé en faveur de l'élargissement de l'Europe aux Balkans. Pour éviter que ceux-ci, demain, à l'extérieur de l'Union européenne, ne soient des facteurs d'affrontement, de détestation et de guerre, alors que nous avons besoin de la paix sur notre continent. L'Europe a réussi la paix, ce n'est pas rien et ce n'était pas au Moyen-Age, mais sur les soixante dernières années.

L'Europe a également réussi à nous apporter la modernisation et la prospérité. Grâce à l'Europe, nous nous sommes modernisés beaucoup plus vite, plus fort et plus efficacement que nous ne l'aurions fait seuls.

Puis, l'Europe a réussi un troisième challenge extraordinaire : la démocratie. La moitié de la famille était du mauvais côté du mur de Berlin, l'aurait-on oublié ? Je recevais hier le Premier ministre bulgare, notre ami, membre de la famille. Il me rappelait que son pays ne connaissait la démocratie que depuis vingt ans. Et c'est parce qu'il y avait l'Europe, parce qu'il y avait l'Europe de l'Ouest, que nos amis d'Europe de l'Est ont pu rejoindre la famille et bénéficier de la liberté que nous connaissions."

UUEU "De la même façon, lorsque la présidence sera tchèque puis suédoise, la France sera également dans le coup. Nous avons donc proposé une présidence de 18 mois, à trois, qui me paraît beaucoup plus efficace qu'une de 6 mois." UUEU
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# Posté le jeudi 10 juillet 2008 07:22

A-t-elle pété un câble ?

A-t-elle pété un câble ?
Ségolène Royal dépasse les bornes : l'UMP dénonce ses propos honteux et demande des excuses
Mardi 8 juillet, Ségolène Royal a établi une corrélation entre le récent cambriolage de son domicile et les attaques qu'elle avait proférées contre le Président de la République quelques heures avant. L'UMP s'insurge contre les propos indignes de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle et rappelle que ce genre de procédés malhonnêtes ne grandit pas le débat politique.

La gravité des accusations proférées par Royal est le signe qu'elle perd ses nerfs. Ce n'est pas la première fois que cela lui arrive et cela vient tout simplement confirmer qu'elle n'a pas les qualités indispensables à une femme d'Etat.

Au lieu de chercher des boucs-émissaires, Royal serait bien inspirée de se comporter en citoyenne responsable et non chercher en permanence tous les prétextes pour se venger de la sévère défaite qui lui a été infligée par les Français il y a maintenant un an.
# Posté le jeudi 10 juillet 2008 07:08