Quant à Brice Hortefeux, il a présenté les principaux points du Pacte européen pour l'immigration, qui vise à donner à l'Europe une politique commune plus efficace pour assurer la protection de ses frontières, à favoriser l'intégration des travailleurs légaux et permettre ainsi une « immigration positive ».
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne et Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen qui avaient été invités à participer à ce Conseil national, ont ensuite pris la parole. Ils ont tous deux assuré Nicolas Sarkozy de leur soutien.
« Si vous voulez aller vite, partez seul, si vous voulez aller loin, partez ensemble »
José Manuel Barroso a insisté sur la nécessité d'une cohésion des 27 pays membres pour affronter les nouveaux défis qui attendent l'Europe, face au poids des Etats-Unis, à l'affirmation de la Russie, et à l'influence croissante de la Chine et de l'Inde. « C'est pourquoi nous avons besoin du traité de Lisbonne. C'est pour cela qu'il faut avoir le courage de dire que nous l'avons signé à 27 et qu'il faut donc finir le parcours à 27 » a-t-il précisé. Le président de la Commission européenne a ainsi a appelé les 27 pays membres de l'Union européenne à « faire un effort, collectivement, pour terminer le processus de ratification ... Une fois terminé ce processus, nous pourrons discuter avec nos amis irlandais ».
Associant le "courage politique" à la "vérité", il a expliqué que "la concurrence sera de plus en plus forte, notamment avec les puissances asiatiques ». Il a également insisté sur la nécessité de « moderniser notre modèle social et notre économie ». « Le courage de la vérité, c'est de dire que l'Europe a besoin de plus de travail, pas de moins de travail », et que « le prix du pétrole très bas est révolu ». Il s'est également montré ferme face à l'immigration illégale.
Il s'est enfin dit « absolument confiant » quant à la réussite de la présidence française de l'Union européenne, certain qu'« à la fin de ces 6 mois, nous aurons une Europe plus forte et nous serons très fiers de ce que la France a fait pour l'Europe et de ce que l'Europe a fait pour la France ».
Pour une Europe unie
Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen, a lui aussi plaidé en faveur d'une « Europe unie », appelant tous les pays de l'Union européenne à ratifier le Traité de Lisbonne, qui « donne à l'Europe une plus grande capacité d'action pour la rendre plus démocratique et transparente ». Le Traité de Lisbonne doit en outre adapter les institutions de l'UE à un éventuel élargissement de ses frontières, ce que le traité de Nice actuellement en vigueur ne permet pas. « Aussi longtemps que le traité n'est pas entré en vigueur, il ne peut y avoir de nouvelles adhésions à l'UE », a-t-il souligné.
Il a également fait part des priorités du Parlement européen durant les mois à venir, telles que le paquet climat/énergie sur lequel Hans-Gert Pöttering espère « parvenir à un accord d'ici la fin de l'année », et les solutions à apporter à la hausse « préoccupante » du prix du pétrole. Le président du Parlement européen a par ailleurs salué l'initiative de Nicolas Sarkozy de créer une Union pour la Méditerranée, par laquelle « la France donnera une nouvelle dimension au partenariat de l'Union européenne avec ses voisins du pourtour méditerranéen ».
S'adressant au président Sarkozy, il a souhaité beaucoup de succès à la présidence française de l'Union européenne pour mettre en ½uvre les mesures dont l'Europe a besoin.
Faire bouger l'Europe
Après avoir rappelé que l'Union européenne était « la plus belle idée du 20e siècle », le Président de la République et président du Conseil européen a détaillé les priorités de la présidence française de l'Union européenne : paquet énergie-climat, politique d'immigration, politique de défense, politique agricole pour assurer la sécurité alimentaire notamment.



