Crise financière et économique : le changement, résolument

Mercredi 17 décembre, l'Union pour un Mouvement Populaire organisait une convention économique sur le thème : "Crise financière et économique : le changement, résolument". L'Union pour un Mouvement Populaire entend ainsi aller plus loin en formulant des propositions concrètes pour un réel changement des règles du jeu en France et en Europe.

A l'heure où la crise financière se transforme en crise économique en France, en Europe et dans le reste du monde, les Français attendent des réponses rapides et à la hauteur des enjeux.

La majorité est mobilisée autour de Nicolas SARKOZY et du gouvernement, pour défendre et expliquer les mesures sans précédent décidées depuis maintenant près de deux mois et demi, parce qu'elles sont celles dont l'économie française, ses salariés et ses entreprises ont besoin.

En faisant travailler ensemble experts, parlementaires, membres du gouvernement, tous convaincus de l'urgence à trouver des solutions, l'Union pour un Mouvement Populaire entend aller plus loin en formulant des propositions concrètes pour un réel changement des règles du jeu en France et en Europe. Pour qu'une telle crise financière ne se reproduise pas. Pour que l'économie française rebondisse rapidement. Pour que l'Union européenne se dote enfin de la gouvernance et des outils lui permettant d'assurer sa prospérité.

Le Premier Ministre de la République

Jean-Pierre Raffarin, 1er vice-président du Conseil national

Frédéric Lefebvre, secrétaire national en charge de l'économie

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# Posté le vendredi 19 décembre 2008 04:16

"Nous avons fait ce que nous avions dit." Xavier Bertrand ; "Il n'y a aucun recul." Frédéric Lefebvre

Réforme des 35 heures, des retraites, des régimes spéciaux, du contrat de travail, Xavier Bertrand, dans un entretien au Figaro, le 18 décembre, dresse le bilan de son action depuis mai 2007.

Le ministre du Travail, qui devrait quitter le gouvernement fin janvier, dresse le bilan de son action depuis mai 2007. Il prévient que, devenu patron de l'UMP et redevenu député, il restera impliqué dans les dossiers sociaux, dont celui, inabouti, de la pénibilité

Le report de la réforme du lycée, est-ce le premier recul du gouvernement ?
Frédéric Lefebvre : Il n'y a aucun recul. Nous sommes déterminés à la faire. Une réforme du lycée est incontournable. Elle a été initiée par deux protocoles d'accord avec les syndicats enseignants et lycéens. Un consensus s'était alors dégagé pour mieux accompagner, orienter et former les élèves. Elle doit continuer de se faire dans la discussion et l'explication et non dans l'incompréhension, voire la désinformation. Puisqu'il y a des inquiétudes avant même que la réforme n'ait été présentée, il est sage de la part de Xavier Darcos, ministre réformateur s'il en est, de vouloir discuter plus longuement afin qu'elle soit acceptée par tous. On ne va pas à la veille de Noël se séparer sur cette incompréhension. Il faut juste davantage de débat.



La réforme du travail du dimanche n'est pas comprise non plus et pourtant Nicolas Sarkozy veut aller vite ?
C'est différent. Cette proposition a été présentée depuis longtemps par Richard Mallié. Elle est même un exemple de la coproduction législative souhaitée par Jean-François Copé puisque le travail a été poursuivi avec le groupe UMP et le gouvernement. Elle est inscrite dès aujourd'hui à l'ordre du jour de l'Assemblée et un accord a été trouvé. Nous avons choisi le débat transparent pour atteindre le bon équilibre. Jean-Marc Ayrault a perdu une occasion de se taire en parlant de premier recul du gouvernement. « On avance ! »


Faut-il poursuivre les réformes alors que la crise catalyse les angoisses ?
Sans doute même faut-il en accélérer encore d'autres comme celles concernant le crédit, la régulation financière, l'allégement des charges sur les PME et TPE. Il faut même des mesures d'urgence et l'on n'hésite pas alors à bousculer le calendrier parlementaire pour voter le plan de relance plus vite que prévu.

Donc, à l'Elysée, on ne recule pas ?
Au contraire, on avance ! Les engagements pris ne peuvent pas attendre. C'est la logique de l'efficacité, à partir du moment où l'on n'a pas peur d'affronter le débat d'idées et qu'on le fait de manière transparente. Là où l'on veut nous empêcher de bouger, nous on veut avancer. On ne fait pas les réformes pour les réformes mais parce qu'elles sont indispensables.
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# Posté le vendredi 19 décembre 2008 03:59

Le plan de relance du Président de la République

Le Chef de l'Etat l'a affirmé : il faut transformer la crise en opportunité pour notre pays de rattraper son retard de compétitivité : "La meilleure politique de relance possible c'est celle qui soutient l'activité d'aujourd'hui et qui prépare la compétitivité de demain. [...] La meilleure façon d'affronter la crise, c'est de la regarder comme l'exigence d'une formidable accélération de l'investissement. La crise, elle nous impose de ne pas attendre, de faire aujourd'hui ce que nous avions prévu de ne faire que demain ou après-demain."

Le ralentissement de l'économique à court terme impose de soutenir l'activité et l'emploi par des mesures fortes, ciblées et donc l'impact sera le plus rapide possible. Un membre du gouvernement sera chargé de suivre l'exécution de ce plan.
C'est là tout l'objectif de la relance par l'investissement voulue par le Chef de l'Etat.


Plus d'investissement,
c'est plus d'activité et d'emplois en France


- Augmentation de 4 milliards des investissements des grandes entreprises publiques pour moderniser et développer les programmes d'équipements dans le domaine ferroviaire, énergétique et des services postaux.

- Augmentation de 4 milliards des investissements directs de l'Etat dans des domaines stratégiques (développement durable, enseignement supérieur et recherche, industries de défense).

- Soutien de l'Etat à l'investissement des collectivités locales

- Pour soutenir le secteur du logement : construction ou acquisition de 100 000 logements sociaux ou intermédiaires supplémentaires en 2009 et 2010 et doublement du prêt à taux zéro pour les acquisitions de logement neuf en 2009. Les plafonds de prix des logements seront augmentés.

- Pour soutenir l'industrie automobile, création d'une "prime à la casse" pour les voitures de plus de 10 ans, en échange de l'achat d'une voiture neuve te peu polluante. Création d'un fonds de restructuration de l'automobile, destiné aux sous-traitants.

- L'Etat remboursera par anticipation les sommes dues aux entreprises à hauteur de 11,5 milliards, pour que les entreprises soit davantage en mesure d'abonder leur trésorerie ou de boucler un plan de financement.

Parallèlement, les procédures dans le domaine de la commande publique et de l'urbanisme ont être simplifiées.

Les politiques actives en faveur de l'emploi seront renforcées. Une dotation supplémentaire de 500 M¤ sera affectée.
Toute entreprise de moins de 10 salariés qui embauchera un salarié en 2009 sera exonérée de charges patronales (à hauteur de l'intégralité des charges patronales au niveau du SMIC).

Pour les personnes les plus fragiles dans la crise, une prime exceptionnelle de 200 euros sera versée en avril 2009aux futurs bénéficiaires du RSA, soit près de 4 millions de personnes.
Le plan de relance répond aux besoins actuels de notre économie sans pour autant renoncer aux objectifs financiers de l'Etat.
75% des montants qui seront injectés dans l'économie devraient avoir un effet dés 2009.
En 2009, l'augmentation du déficit devrait être de l'ordre de 0,8 point de PIB.
Dès 2010, cet impact sera marginal.


L'Etat va poursuivre la politique de réduction des frais de fonctionnement et d'intervention des administrations.

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 07:23

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 07:35

Le Président de la République a choisi d'investir dans l'avenir

Un plan de relance sans précédent de 26 milliards d'euros qui fait de la crise une chance de moderniser la France en ciblant des moyens publics puissants sur des leviers de croissance et d'emplois.

Une preuve de plus que, pour sortir de la crise, le Président de la République a choisi d'investir dans l'avenir.
En veillant à la cohésion sociale, Nicolas Sarkozy garantit la réussite de ce plan


Si le discours du Président de la République prononcé ce jour à Douai apporte des réponses fortes d'un point de vue économique à la situation de crise que nous connaissons, il n'obéit cependant pas à cette seule logique. En veillant à la cohésion sociale, il garantit la réussite de ce plan.

En effet, au-delà des mesures économiques de soutien à l'investissement, il comprend un volet social important qui a un double objectif : soutenir la consommation des classes moyennes grâce notamment à la prime à la casse, doublement du prêt à taux zéro... et aider les personnes les plus en difficulté grâce à une prime exceptionnelle. Il anticipe ainsi sur l'application du RSA.

En complétant les dispositifs annoncés ces jours derniers (soutien à l'emploi, formation des demandeurs d'emploi, mesures en faveur de l'hébergement des plus démunis, plan contre la pauvreté), il donne encore une plus grande cohérence à son action d'ensemble.

A travers ce plan ambitieux, l'Union pour un Mouvement Populaire salue l'engagement sans précédent de Nicolas Sarkozy. Ce plan est la preuve que le Président de la République et son Gouvernement agissent sur tous les fronts afin que personne ne soit laissé sur le bord du chemin.

L'Union pour un Mouvement Populaire qui apporte tout son soutien veillera, à ses côtés, à la mise en ½uvre rapide de ces mesures et à leur bon suivi sur le terrain

Nicolas SARKOZY a décidé de surmonter la crise en annonçant un new deal pour la France
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# Posté le vendredi 05 décembre 2008 07:17

Plan d'aide aux banques françaises : l'Europe étudie les modalités

Le Secrétaire Général a spécifié que des discussions étaient en cours au sein de la Commission européenne concernant les dispositions techniques d'aide aux banques dans tous les pays européens. « Ces dispositions devront être les mêmes pour tous les pays de la zone euro afin qu'ils ne rencontrent pas de problèmes de concurrence», a-t-il spécifié.

Frédéric Lefebvre a déclaré que la Commission européenne veillait à ce que « les sommes débloquées par l'Etat français soient affectées au soutien des banques comme c'est le cas de l'agence OSEO et non au sauvetage des banques comme ce fut le cas avec la banque Dexia ». Et comme l'ont rappelé Patrick Devedjian et Frédéric Lefebvre, ce soutien aux banques ne doit pas être utilisé pour conquérir de nouveaux marchés mais pour que soient maintenues les lignes de crédits existantes. Ils ont également souligné que ce système avait un coût pour les banques et qu'elles devaient respecter les règles de concurrence.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand était l'invité du Talk Orange-Le Figaro

# Posté le mercredi 03 décembre 2008 08:24