Europe de la défense, menace iranienne, place de la Turquie dans l'Europe, réforme de l'ONU... Dans son premier discours de politique étrangère prononcé devant les ambassadeurs, Nicolas Sarkozy a plaidé pour une présence accrue de la France sur la scène internationale.
«Pas de France forte sans l'Europe, et pas d'Europe puissante sans la France».
Nicolas Sarkozy l'a martelé devant les ambassadeurs réunis pour leur 15e conférence annuelle, l'Union européenne est une «priorité absolue».
Le chef de l'Etat, qui faisait son premier grand discours de politique étrangère, a annoncé plusieurs initiatives pour renforcer la construction européenne. Il souhaite notamment la constitution d'un «comité de sages de haut niveau», chargés de réfléchir à la question : «quelle Europe pour 2020 /2030 ?». Nicolas Sarkozy voit trois pôles autour desquels articuler la construction européenne : la politique de l'immigration, celle de l'énergie et celle de l'environnement.
Si cette réflexion est lancée, Nicolas Sarkozy annonce qu'il ne s'opposera pas à «l'ouverture de nouveaux chapitres de négociations» entre l'UE et la Turquie, à condition qu'ils soient «compatibles avec les deux visions possibles» : l'adhésion ou l'association. Le chef de l'Etat a répété qu'il préférait la seconde solution.
Autre annonce majeure faite par Nicolas Sarkozy : «la France prendra des initiatives très fortes pour un renforcement de l'Europe de la Défense», qu'il associe à «la rénovation de l'OTAN». Et le chef de l'Etat d'expliquer que «les deux vont ensemble: une Europe de la défense indépendante et une organisation atlantique où nous prendrions toute notre place».


