Pour 90% de français, Ségogole se couvre de ridicule

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle, qui organisait samedi un meeting avec ses partisans au Zénith de Paris, semble désormais viser directement 2012 plutôt que de prendre la tête du PS. Sa stratégie du cavalier seul peut-elle pousser les socialistes à la scission ?

Pas vraiment un meeting. Pas non plus un concert. Pas tout à fait un festival du court-métrage, ni un gala d'humoristes... Ségolène Royal a innové samedi soir au Zénith de Paris pour son Rassemblement de la fraternité. Une fête qu'elle voulait organiser depuis longtemps pour remercier ses soutiens pendant la campagne présidentielle de 2007 et qu'elle n'avait jusqu'alors pas pu programmer.

Comme à Charléty, lors du grand meeting de l'entre-deux-tours, les artistes se sont succédé sur scène. Après trois morceaux de raggamuffin des Neg'Marrons, après trois chansons du groupe de hard rock Trust, après un petit film intitulé J'ai très mal au travail et une interview filmée d'une déléguée syndicale CGT chez Renault Sandouville, Ségolène Royal s'est livrée à un numéro inédit de communication, entre stand-up politique et télévangélisme socialiste. Seule devant quelque 4 000 personnes acquises à sa cause, dont certaines avaient ressorti drapeaux et tee-shirt «Ségolène présidente», l'ex-candidate a arpenté la scène trois quarts d'heure durant. Soutenue par un prompteur et les acclamations spontanées de ses fans, elle a justifié l'organisation d'un tel événement en pleine crise financière : «Dans toutes les histoires, le chant a toujours porté toutes les révoltes.» Et justement, Royal était révoltée. Contre les suppressions d'emploi, contre la précarité, contre la pauvreté, contre les «porte-flingues de l'Élysée», contre les camarades socialistes qu'elle a affrontés lors de «la riante primaire», contre «le système financier en folie»...

Dans une gestuelle pas encore très maîtrisée, Royal a alterné humour, gravité, victimisation et confidences, avant d'achever son discours en faisant scander au public «fra-ter-ni-té» et en lui adressant un salut théâtral. Voilà pour la forme d'un rassemblement qui lui aura permis de frapper les esprits. Et de faire savoir que la nouvelle Ségolène Royal était arrivée.

«Elle a réussi à trouver sa forme d'expression et à être elle-même, confiait Jean-Louis Bianco dans les coulisses. Il y a bien sûr des formes politiques plus classiques qu'elle aura encore à manier car tout cela vise au long terme.» C'est-à-dire 2012 et la présidentielle. Ségolène Royal a d'ailleurs prévenu : «J'ai appris qu'il faut savoir perdre sans amertume pour pouvoir un jour gagner sans triomphalisme (...) Jamais je n'ai songé à abandonner (...) Je suis là aujourd'hui, je serai là demain.» Au-delà d'un congrès de Reims qui s'annonce de plus en plus compliqué pour elle, à en croire les sondages qui la donnent distancée par Bertrand Delanoë. De toute façon, et comme le signalait Jean-Louis Bianco à l'issue de la soirée, «tout cela ne s'arrête pas au congrès du PS».

Le PS ? On avait d'ailleurs fini par l'oublier samedi soir. En dehors des bouquets de roses offerts à Ségolène Royal, le logo du parti n'était nulle part. Pas de référence dans le discours, encore moins dans la salle. Et hormis sa garde rapprochée, aucune personnalité du parti ne s'était déplacée. Certains ont tout de même dû la regarder à la télévision, comme Henri Emmanuelli qui a ironisé dimanche sur une «cérémonie entre le show-business et le rassemblement de secte». Absent lui aussi, Bertrand Delanoë s'est justifié en expliquant avoir «tellement le sens de la fraternité que je n'avais pas besoin d'aller au Zénith pour être fraternel». Au-delà du poste de premier secrétaire du PS, le maire de Paris se défend de penser à 2012.

===> Hollande craint que Ségolène Royal se présente sans l'étiquette du PS en 2012 < ===

# Posté le lundi 29 septembre 2008 03:56

Modifié le lundi 29 septembre 2008 08:34

La France en tête de la réforme sur l'organisation du capitalisme mondial ; Le Président de la République a fait un discours courageux et responsable en mettant en lumière les conséquences concrètes de la crise économique et financière qui ébranlent la communauté internationale.

La France en tête de la réforme sur l'organisation du capitalisme mondial ; Le Président de la République a fait un discours courageux et responsable en mettant en lumière les conséquences concrètes de la crise économique et financière qui ébranlent la communauté internationale.
La France en tête de la réforme sur l'organisation du capitalisme mondial

A Toulon, le Président de la République a placé la France en tête de la réforme sur l'organisation du capitalisme mondial.

C'est une politique de changement majeur que le Président de la République a présenté.


Changement dans le capitalisme, qui doit récompenser l'effort et le travail, non l'échec et la spéculation. De ce point de vue, l'encadrement des rémunérations des dirigeants d'entreprise est une avancée majeure.

Changement dans le fonctionnement des marchés financiers, qui doivent gagner en transparence et être mieux régulés, en Europe comme dans le monde. Les initiatives prises par le Président de la République au niveau européen ou international marquent une inflexion majeure.

Les réformes vont se poursuivre et surtout s'amplifier !

Il n'y aura pas de politique de rigueur mais une politique de gestion rigoureuse des finances publiques. Il y a tout lieu de se féliciter du lancement du chantier de réforme des administrations locales. L'UMP prendra sa part dans la réflexion qui sera menée durant les prochains mois.

Aucun Français ne sera laissé sur le côté. La solidarité avec les plus modestes aura pour nom « RSA » et la solidarité avec les épargnants reposera sur une garantie donnée à l'épargne des ménages en cas de défaillance du système bancaire.

A l'heure où les Cassandres assurent que la France est démunie et promise à une crise durable, le Président de la République a fait preuve, fidèle à ce qu'il est et à ce pour quoi les Français l'ont élu, à la fois de réalisme, de volontarisme et de pédagogie.

Il s'est montré ce soir là en Président volontaire pour la réforme, en Président novateur pour moderniser la France, en Président protecteur des français et de leurs intérêts.

Communiqué des Jeunes de l'Union pou un Mouvement Populaire : Lucide sur la gravité de la crise, Nicolas Sarkozy a fait une nouvelle fois la démonstration de sa détermination à changer en profondeur notre pays à travers des réformes structurelles. Il a rappelé, dans ce discours de vérité, que c'est en abattant les conservatismes et les réflexes dogmatiques que la France entrera pleinement dans la modernité.

Le Président de la République est plus que jamais porteur pour notre génération d'un projet révolutionnaire qui met la France au devant de la marche du Monde et redonne à la jeunesse le goût de la réussite et la confiance en l'avenir.

LE DISCOURS DE NICOLAS SARKOZY


TOUTES LES REFORMES !

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 13:53

Modifié le lundi 29 septembre 2008 09:16

RSA : vers une logique de résultat

RSA : vers une logique de résultat
Le projet de loi instituant le Revenu de Solidarité Active (RSA) a un double objectif : faire en sorte que ceux qui reprennent un travail ne perdent pas d'argent et soutenir le revenu des travailleurs pauvres.

Bientôt examiné par les députés, le projet de loi instituant le Revenu de Solidarité Active (RSA) est examiné par les Députés à l'Assemblée Nationale qui auront à débattre notamment du financement d'une mesure destinée à en finir avec l'assistanat.

Nicolas Sarkozy l'annonçait le 28 août dernier dans le cadre d'un déplacement à Laval, le RSA sera appliqué dès le 1er juillet 2009 et remplacera le revenu minimum d'insertion (RMI) et l'allocation parent isolé (API).

Véritable outil de retour à l'emploi des personnes en grande difficulté, le Revenu de solidarité active permettra à ces personnes de reprendre un emploi tout en gardant une partie de leur allocation. Ainsi, ce sont plus de 3 millions de foyers qui bénéficieront du RSA. Parmi eux, les personnes sans aucune autre source de revenus mais aussi les 1,5 millions de travailleurs pauvres, pour qui le RSA représentera en moyenne 110 euros de plus par mois.

Ce que le Président de la République souhaite, c'est que le travail soit plus rémunérateur que l'assistanat. C'est en cela que le RSA constitue une avancée majeure et historique par rapport aux autres minima sociaux. Désormais, les personnes qui reprendront un emploi gagneront davantage qu'à rester dans une situation d'« assistance lucrative ». Le suivi personnalisé de chaque bénéficiaire du RSA sera un enjeu décisif pour la bonne marche de cette réforme.

Le financement de cette allocation, qui a suscité des questions ces dernières semaines, sera discuté sur les bancs de l'Assemblée Nationale et nécessitera un examen attentif et l'½il novateur de la majorité et de l'opposition. Le Président de la République avait, en effet, demandé un effort de solidarité et une redéfinition des politiques publiques lors de sa présentation du RSA.

Il est à noter que le financement du RSA a une vocation simplificatrice, notamment parce que cette mesure remplacera cinq prestations qui existent déjà, et qui coûtent à la société sans véritablement de résultat significatif. Le surcoût de 1,5 milliard d'euros engendré par le RSA devrait être financé par un prélèvement de 1,1% sur les revenus du capital.

Cet effort de solidarité représente un effort minime pour le contribuable, qui pour 10 000 euros de capital sur lesquels il obtient de 600 à 800 euros de plus value annuelle, paiera de 6 à 8 euros.

Nicolas Sarkozy a rappelé, à Laval, que « dans un contexte où depuis plusieurs années les salaires progressent beaucoup moins vite que les revenus du capital, dans un contexte où l'on explique aux salariés qu'il n'y a pas de quoi augmenter les salaires en bas et qu'au même moment, on augmente la distribution des actions et les dividendes en haut, il n'est pas anormal que les revenus du capital soient mis à contribution pour revaloriser le travail des plus démunis ou des exclus ».

Le groupe UMP de l'Assemblée Nationale a obtenu du Gouvernement que le RSA, mis en place en janvier 2009, soit en partie financé par un plafonnement global des niches fiscales. Plusieurs amendements à ce projet de loi ont été déposés en ce sens.

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 09:05

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 09:24

Favoriser les revenus du travail : encore une avancée majeure ; Actuellement en examen au Parlement, le projet de loi en faveur des revenus du travail a un objectif avoué : revaloriser le travail.

Favoriser les revenus du travail : encore une avancée majeure ; Actuellement en examen au Parlement, le projet de loi en faveur des revenus du travail a un objectif avoué : revaloriser le travail.
Il s'agit donc d'encourager toutes les entreprises, quelques soit leur taille à distribuer plus à leurs salariés. En effet, dans les entreprises de moins de 50 salariés, la participation et l'intéressement des salariés n'est pas obligatoire. Seuls 10% des salariés des petites et très petites entreprises bénéficient de l'intéressement. Dans les entreprises de plus de 50 salariés, où la participation est obligatoire, ce sont plus de 7 milliards d'euros qui ont été versés à 5,2 millions de salariés en 2006. Pour ce qui concerne l'intéressement, ce sont 6,5 milliards d'euros qui ont bénéficié à 4,2 millions de salariés.

Aujourd'hui, ce système apparaît trop inégalitaire pour tous les salariés qui travaillent dans des petites voire très petites entreprises.

- Pour inciter les entreprises, et notamment les petites entreprises, à mettre en place des accords d'intéressement, un crédit d'impôt de 20% des primes versées sera mis en place. Pour celles qui utilisent déjà cette procédure, et parce que le Gouvernement souhaite qu'elles aillent plus loin, un crédit d'impôt de 20% sur le surplus d'intéressement distribué aux salariés leur sera octroyé.

- Pour ce qui concerne le produit de la participation qui est actuellement bloqué pendant 5 ans, le Gouvernement souhaite que les salariés puissent choisir d'en disposer lorsqu'ils le souhaitent. Chaque année, ils pourront choisir de percevoir leur participation ou de l'épargner pour le futur.

- Parce que le Gouvernement souhaite remettre la négociation entre partenaires sociaux au c½ur du système salarial, la procédure de fixation et d'évolution du SMIC a été repensée et sera désormais confiée à un groupe d'experts indépendants chargés de présenter ses conclusions au Gouvernement et à la commission nationale de la négociation collective. La date de revalorisation annuelle du SMIC sera fixée au 1er janvier de chaque année à partir de 2010.

- Enfin, à partir du 1er janvier 2009, toutes les entreprises seront tenues d'ouvrir, chaque année, une négociation sur les salaires. Si ces négociations ne sont pas respectées par les entreprises, celles-ci verront leurs allégements de cotisations sociales diminués de 10%. Pour ce qui concerne les branches d'entreprises, les allégements de charges sociales seront également diminués si le minimum de branche est inférieur au SMIC.


Ce projet de loi, chacun peut s'en rendre compte, vise à donner aux entreprises comme aux salariés des outils légaux simples visant à revaloriser le travail. Travail qui crée la richesse et richesse qui encourage l'investissement et le pouvoir d'achat. Avec ce projet de loi, le Gouvernement avance avec détermination pour plus de progrès et de justice sociale.

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 08:26

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 08:59

Hôpital : "Le Mot Renoncement N'a Jamais Fait Parti De Mon Vocabulaire" Nicolas Sarkozy

Hôpital : "Le Mot Renoncement N'a Jamais Fait Parti De Mon Vocabulaire" Nicolas Sarkozy
Sécurité et qualité des soins sur tout le territoire
En déplacement à Bletterans dans le Jura, le Chef de l'Etat a présenté ses priorités pour la politique de santé et la réforme du système de soins : un système plus économe et plus performant, une meilleure prévention, une réorganisation de l'hôpital figurent parmi les principaux points.

La vidéo du discours du Président de la République

L'objectif pour Nicolas Sarkozy est un retour à l'équilibre de l'assurance-maladie pour 2011 pour continuer à assurer le financement des dépenses de santé.
« Pour y parvenir, nous aurons besoin de l'engagement résolu de tous » a-t-il affirmé, avant d'expliquer que « les négociations entre l'assurance-maladie et les professionnels de santé associeront dorénavant les organismes complémentaires »", et qu'il souhaitait que "tous les professionnels de santé, en ville et à l'hôpital" s'impliquent davantage dans la maîtrise médicalisée des prescriptions.
Il s'est prononcé pour l'instauration de "pénalités planchers" pour les fraudeurs à l'assurance maladie, dès 2009, "sur le modèle de celui en vigueur pour lutter contre le travail illégal".


Le Chef de l'Etat a une nouvelle fois défendu les franchises médicales, indispensables au maintien de la solidarité du système de santé : « Ceux qui sont contre les franchises sont contre le financement du plan Alzheimer, contre l'ouverture de nouveaux lits de soins palliatifs, contre l'argent qu'on va donner au plan cancer ».
« Aujourd'hui, l'assurance maladie assure le financement de trois quarts des dépenses de santé. Dans quinze ou vingt ans, la part de la santé dans la richesse nationale pourrait se rapprocher de 15%. A l'exemple d'autres pays, nos dépenses de santé deux cents milliards d'euros aujourd'hui vont s'accroître de plusieurs milliards d'euros d'ici 2025. Ces dépenses supplémentaires seront-elles employées à bon escient ? Elles sont inéluctables. Serons-nous capables de maintenir la solidarité nationale au niveau qui est le sien aujourd'hui ? C'est aujourd'hui qu'il faut poser la question parce que demain, il sera trop tard » a-t-il déclaré.

S'agissant de l'hôpital, il souhaite sa réorganisation « pour privilégier les soins de recours et donner corps à de véritables filières de soin » car « nous souffrons trop de l'éparpillement des ressources médicales et paramédicales ».
Il a par ailleurs demandé que soit réexaminé le modèle de CHU (Centre hospitalier universitaire), confiant cette réflexion à une commission spéciale.

S'agissant du pilotage du système de santé, Nicolas Sarkozy a rappelé le rôle qu'il entendait voir jouer par les futures agences régionales de santé : « l'organisation des soins et la maîtrise de la dépense » : « mieux organiser pour dépenser moins et apporter plus aux patients. J'attends des agences qu'elles contribuent à doter notre pays d'un système de santé performant, capable de s'adapter aux réalités de l'allongement de la vie et au défi du financement ».

Le chef de l'État a envoyé également un signal fort à la médecine ambulatoire sur la démographie médicale, le problème des dépassements et la politique de maîtrise des dépenses.
Il souhaite que syndicaux de médecins et assurance maladie parviennent à un accord pour mettre en place d'ici la fin de l'année un nouveau secteur, appelé « secteur optionnel » qui viendrait s'ajouter au secteur 1(tarifs fixés par convention) et 2 (honoraires libres). Ce secteur permettrait des dépassements d'honoraires limités et mieux pris en charge.

Il a par ailleurs réaffirmé son intention de proposer une meilleure répartition des médecins sur tout le territoire. D'où la nécessité de relever le numerus clausus, de renforcer le nombre de maisons de santé ou encore de revoir les conditions d'installation des médecins libéraux, en fonction de leur implantation sur le territoire : « des négociations conventionnelles sont en cours et j'attends pour la fin de l'année des mesures opérationnelles permettant d'accroître l'offre médicale dans les zones qui en ont le plus besoin » a-t-il déclaré.

# Posté le mardi 23 septembre 2008 07:05

Modifié le mercredi 24 septembre 2008 17:02